La Révolution

 

 

Le Canton de Manduel
En 1790, les députes de la sénéchaussée de Nîmes constituent le département de Nismes ( dit ensuite du Gard) avec les diocèses de Nîmes, Alais et Uzès; l'administration du département alternant entre ces trois villes.
Le département est ainsi divisé en huit districts: Pont-Saint-Esprit; Uzès; Beaucaire, Nismes, Sommières, Alais; Saint-Hippolyte, Le Vigamp.
Les districts sont divisés en canton de Marguerittes avec Redessan, Bezousse, Saint-Gervasy, Cabrières, Poulx.
Manduel ayant dit non à Marguerittes, un nouveau canton est constitué le 17 novembre 1790. Manduel en est le chef-lieu. Il comprend: Manduel, Redessan, Rodilhan, Bouillargues, Caissargues et Garons.
 

Le Camp Catholique du Pont de Quart,1790
A Nîmes, en juin 1790, les 14, 15 et 16 juin 1790, c'est La Bagarre de Nîmes, rixe entre les gardes nationaux (Dragons et Cébets) qui dégénère en émeute à main armée et aboutit à une guerre civile et religieuse.
Pendant trois jours, Nîmes est mise à feu et à sang. 300 victimes suivant les uns, 138 suivant les autres, toutes sont catholiques à l'exception de 21 protestants.
Aulard écrit de ces événements: Les catholiques ont commencé, cyniquement, les protestants vainqueurs, ont ensuite abusé de leur victoire odieusement.
Les HOUPPES ROUGES (travailleurs de terre catholiques dits Cébets) étaient dans leur tort mais les GORGES NOIRES (protestants) ont été sans pitié.
A l'annonce des événements de Nîmes, les habitants de Manduel, Redessan et Marguerittes formèrent une troupe tres nombreuse armée de fusils, de faux et de fourches, qui se rassemble au Pont de Quart sous le commandement de Monsieur de Montval maire de Manduel.

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Monsieur de Montval, voulait porter la paix à Nîmes et non faire la guerre, mais, malgré lui furent commis des excès inspires par l'esprit de vengeance.
C'est ainsi qu'un nommé Huges commis de la maison Maigre propriétaire de Campuget, fut tué près de Manduel et que Monsieur Maigre (82 ans) et son fils furent arrêtés sur la route de Montfrin et assassines à LAFOUX.
 

Pendant la Révolution des vêtements pour les soldats
Dans toute les communes, chaque habitant doit donner pour les défenseurs de la Patrie, une chemise et des vêtements
Manduel donne 29 roupes ou capotes
 

Liste des personnes de Manduel emprisonnées sous la Terreur en 1793.
Bertaudon Francois dit Saucisse
Blanc Francois
Bougarel Joseph
Cannonge Jean Louis
Dejean Montval, maire de Manduel
Gilly Louis, tonnelier
Hugues Jean Laboureur
Issartel Antoine, journalier
Mazoyer Jean, Laboureur
Pasquier Francois, Scipion, administrateur du district de Manduel
Sabatier, laboureur
 

La Commune de Manduel renonce au culte catholique
En 1793, la Société Populaire de Manduel envoie à Nîmes une délégation pour faire connaître que la Commune renonce à l'ancien culte.
La délégation est composée  des citoyens Dupin, Bougarel, Bertaudon, Blanc et Canonge.
Les vases sacres sont offerts pour être transformes en monnaie
 

Les émigrés
Un seul manduellois fut porte sur la liste des émigres
Monsieur Dejean de Montval qui avait été maire de Manduel en 1790.
C'est lui qui commanda en juin 1790, le camp catholique formé au Pont de Quart par les habitants de Manduel, Redessan et Marguerites, à la nouvelle de la Bagarre de Nîmes (de 150 à 300 victimes, dont 12 protestants).
Monsieur de Montval voulait porter la paix à Nîmes et non y faire la guerre.
Il se distingua par son humanité, sauvant la vie aux protestants Buchet et Barnier, mais ne pouvant empêcher le supplice de Blacher massacre à coups de faux.
 

Manduel et les prêtres réfractaires pendant la Révolution, 1793
Les prêtres réfractaires sont ceux qui ont refusé de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé.
Rapport de Feydel au Comité de Salut Public, 14 septembre 1793:
Ces diseurs de messe ont pour chef invisible, peut être pour évêque, le fameux jésuite Paulian, lequel étant trop vieux pour être déporté suivant la loi, habite le village de Manduel … et chez qui se tiennent des assemblées nocturnes de Congréganistes.
Rapport de Sabonardière, 29 septembre 1793:
La partie orientale du district de Nîmes ne contient que des catholiques fanatisés à un degré inouï par des prêtres réfractaires qui s'y sont retires et qui ont de nombreux sectateurs dans les municipalités de Manduel, Ledenon et Saint-Bonnet.
 


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