Les Lavoirs de Manduel

 

Dans l'état actuel des recherches, le plus ancien lavoir de MANDUEL se situait tout près de la source pérenne au lieu dit «La Fontaine Vieille» (appelé alors fontaine de l'Arrière).

Au début du XIX ème siècle, on le déplaça près de l'avenue de la Gare, au niveau du Pont de Lignan, à même le ruisseau, alimenté toujours par l'eau provenant de la Fontaine Vieille.

En 1860, la Municipalité, conduite par Antoine Hugues, le juge incommode car à ras de terre, délabré, insuffisant pour une population de 2000 habitants! Il est décidé d'en construire un autre à 30 mètres au Nord, près du petit pont, pour la somme de 1486 frs. La terre retirée, avec celle du presbytère qui vient d'être démoli avec l'église, servira à combler l'ancien lavoir, le terrain ainsi nivelé sera vendu comme terrain à bâtir.

 L'ouvrage mesure 12,5 m de longueur pour 7,1 m de largeur. La maçonnerie sera en pierre de taille de Beaucaire. Ce lavoir, alimenté par le ruisseau drainant toujours les eaux de la Vieille Fontaine, est réceptionné en 1862, et sera utilisé pendant plus de 20 ans. En 1885, Achille Sabatier, étant maire, dépose le projet de construction du nouveau lavoir avec séchoir, dessiné par l'architecte Sabonadier, sur le chemin du Pont du Clos. Le coût de l'ouvrage en pierre de Beaucaire s'éleva à 11107 frs, prix du terrain compris (925 m2). Il est l'objet de la restauration actuelle. Il mesure 12 m de longueur sur 1,8 m de largeur, entouré d'un trottoir de 0,5 m de largeur, la toiture de tuiles plates reposait sur 10 piliers. Il était alimenté par une conduite en fonte de 640 m dé longueur depuis la Fontaine Vieille. Le 28 février 1929 un cyclone emporta les toitures de la cave coopérative et de notre lavoir. Le coût de sa réfection s'éleva à 17 370 frs.

En l937, Jacques Disset étant maire, il fut décidé de forer un puits avec moto pompe, la source devenant insuffisante et la canalisation vétuste. Le lavoir du Pont du Clos fut utilisé jusqu'en 1987. 

La source de la Vieille Fontaine s'est cachée et a disparu sous la masse imposante du château d'eau après avoir rendu pendant des siècles de si grands services aux Manduellois.

 Michel GAINI