Les CONSULS    

Les consuls étaient des officiers municipaux élus. Nîmes, Arles, Marseille, … Manduel, étaient administrés par trois consuls, élus par la population. Ils étaient assistés d'un Conseil.
Le 4 juin 1298, les consuls de Manduel furent présents au bornage du territoire du village.
En 1789, Jean Mazoyer, était Premier Consul, Maire.

Sans que l'imitation de la Rome antique soit toujours évidente mais assurément à l'exemple des villes italiennes, bien des constitutions municipales, dans le Midi de nouveau ouvert au droit romain et soumis de surcroît à l'influence italienne, organisent à partir des années 1130 (Béziers et Narbonne avant 1130, Avignon en 1129, Arles en 1131, Montpellier en 1141, Nîmes avant 1144, Toulouse en 1152) et surtout après 1150 (Toulousain, Haut-Languedoc, Massif Central) et au XIII° siècle un consulat à plusieurs têtes et à court terme, renouvelable. Ces Consuls succèdent à ceux que la pratique avait placés au XI° siècle à coté des seigneurs pour les faire bénéficier de l'expérience politique de la bourgeoisie marchande. C'est donc l'émancipation de ces conseillers qui conduit au consulat. A la différence de la commune, la ville de consulat ne tire pas sa personnalité juridique d'un serment mutuel des bourgeois, mais d'une concession seigneuriale négociée. C'est dire que les consulats naissent généralement sans crise, mais on connaît des tentatives de réaction seigneuriale contre cette émancipation: à Montpellier en 1143, à Lodève, au Puy, à Uzès et à Mende au début du XIII° siècle. Choisis parmi les familles de notables, les consuls organisent et réglementent la vie municipale, représentent les intérêts économiques de la ville, exercent la justice au civil et parfois au pénal, la justice pénale étant normalement réservée au seigneur. Dans la plupart des cas, le consulat demeure assez étroitement soumis à l'autorité seigneuriale. La véritable indépendance des Toulousains est une exception.
Le succès de l'institution consulaire est considérable, et l'on voit au XIV° siècle des consulats dans de simples bourgades languedociennes.
 
 
 

Noms de Famille XIV° siècle
(in Le Second Livre des Pèlerins de Saint Jacques ou Livre-Censier, texte en langue d'oc XIV° siècle publié par Ed. Bondurand: Mémoires de l'académie de Nîmes - 1894 - page 97)
 

BENOSSA  ROBERT  R. de GRANILHIEIRYS
ALBARNA  GUIRART  P. de RION
CHAUTARD  AUDIBERT  GAFFA
BISSON  RAYMONA  AGARNA
BALBI  ANCELIN  BLANC
IMBERT  PONS  BORRIAU
BOYCELA  HUGO LIGIER  VIVARESSA
COLOM  J. DE VELLAYC  ANDRIEU
VELAYGA  RIXENS REVELLA  RAYMOND
AVIZAN  TREPARD  GOLFATIER
DELMAS  AMALRIC  RODELHAN
CALMETTA  ALCELIN  DERVIER

 
 

Le Drapeau des Consuls

Dés 1694 (sous Louis XIV), le drapeau des consuls (c'est à dire des officiers municipaux) portait des armoiries: une main ouverte et deux yeux, sorte de rébus héraldique en langue d'Oc:
MAIN D'IEULX
En 1830, existait encore à la mairie un drapeau portant la main ouverte et les  deux yeux sur fond blanc.

Bornage par les Consuls 1298

Dés 1298, Manduel avait une organisation municipale avec des consuls.
Nous savons, par un procès-verbal de bornage, que le 4 juin 1298, les consuls de Manduel étaient présents lorsque les experts mirent en place cinq bornes pour marquer les limites des territoires de Manduel, Bouillargues, Broussan et autres, voisins de Nîmes et de Bellegarde. C'est la première mention connue du consulat de Manduel.
A ce bornage furent également présents les consuls de Nîmes, de Bouillargues, de Fourques et de Bellegarde.
 
 
   


 

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